“264 minutes de retard” – comment Eurostar nous a évacué dans le noir et en rase campagne

Tout n’est pas que luxe, relaxation et volupté sur ce blog et dans la vie (évidemment !) Hier, alors que nous retournions d’un super Noël passé chez ma soeur à Tours, nous avons eu un voyage semé d’embûches avec Eurostar.

eurostar evacuation
Vue d’ lEurostar depuis le bas côté dans le noir

Normalement, j’essaye de vous donner des bonnes idées de lieux de séjour sur ce blog et je ne parle pas de transports mais d’une certaine façons, je parle de voyages et ce trajet a été si particulier que je me devais d’en garder une trace ici. Voici donc comment on peut mettre plus de 7h pour arriver chez soi au lieu des 3h prévues.

On avait pourtant bien tout planifié : quelques heures passées à Paris en transit depuis Tours avant d’aller prendre notre train à Gare du Nord.

Tout s’est bien passé au début : nous avons très bien mangé dans un italien simple et fameux,  Le Cherche Midi , nous avons fait un shopping rapide à La Grande Epicerie  (pas sûre que j’aime leur nouveau décor) un passage à Montparnasse pour récupérer nos bagages à la consigne et en route pour la Gare du Nord.

Le train partit comme prévu à 17h15. Mais très vite, il commença à ralentir puis à s’arrêter en pleine campagne à seulement 20 min de Paris. Le chef du train nous indiqua alors que le moteur avait des problèmes et que le conducteur allait y regarder.  Mr Big et moi nous sommes regardés en se disant “ça sent le roussi, ça”.  Environ toutes les 15 minutes, on avait un message très vague indiquant qu’ils nous donneraient plus d’infos plus tard.  De 15 minutes en 15 minutes, on en est arrivé à 2h. Finalement ils nous annoncèrent que nous allions être évacués “sur le quai” et qu’un autre train arriverait pour aller ensuite sur Londres.

En termes d’évacuation, ça a vite ressemblé plus à la 7ème compagnie quand ils déballent dans la campagne.  Pas de quai, seulement des bas côtés humides. Pas d’instructions, des gens qui se retrouvent dehors avec tout leur barda sans savoir où aller, pas de personnel. Du coup, certains allaient à droite, d’autres à gauches, d’autres ne bougeaient pas. Mais on avait tous froid !

Après environ 40 minutes à ce régime, le train qui ne marchait pas démarre pour partir on ne sait où.  Là,  on est devant des rails vides, la campagne autour, un peu de lumière et heureusement beaucoup de bonne humeur.  “Ca fait un peu Grande Vadrouille” disait l’un, “Why don’t you call a cab” disait l’ami d’un autre par texto…

Bref, après 40 minutes, l’autre train est enfin arrivé.  Re-bazar pour remonter dans le train.  Quand vous attendez dans le froid et que vous en voyez certains à l’intérieur qui mettent des plombes à ranger leurs bagages et bloquent le passage pour les autres, ça fait moins rire…

Le train n’avait pas de nourriture (malgré ce qui nous avait été promis).  Merci quand même à Diego, le barman et le seul personnel Eurostar que j’ai vu de tout le trajet,  qui est passé dans les voitures avec son panier garni de quelques mini Twix en guise de ravitaillement.

Finalement, le train est reparti et le chef du train annonça presque joyeusement: “notre train a 264 minutes de retard” !

Nous sommes arrivés à 23h à St Pancras. Le personnel d’Eurostar donnait des petites bouteilles d’eau et de misérables barres de chocolat. Je comprends qu’il n’ait pas eu des panier repas un Boxing Day. Par contre, je ne comprends pas qu’aucun d’entre eux n’ait pensé à appeler les taxis pour leur dire de venir attendre les passagers en détresse. Résultat, encore une demi heure de queue pour voir arriver au compte-goûte les black cabs.

Nous avons franchi les portes de notre chez nous à minuit pile.  5 heures plus tard que prévu et bien bien plus fatigués qu’envisagé.

J’espère que de vôtre côté vous avez tous passé de bonnes fêtes et êtes rentrés sains et saufs et à l’heure chez vous !

 

 

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